Pourquoi j’ai choisi le no-poo

Bonjour mes petites paillettes !

Après vous avoir expliqué en détails ce qu’était le no-poo dans cet article, je voulais aujourd’hui vous raconter pourquoi j’ai décidé de m’y mettre. J’ai déjà évoqué précédemment quelques avantages de cette pratique mais je souhaiterais vous donner plus en détails les raisons qui m’ont poussée à faire cette transition capillaire.

1.La prise de conscience

Depuis aussi longtemps que je m’en souvienne, j’ai toujours utilisé des shampooings réputés « doux » de grande distribution. Petite ma mère achetait des shampooings spécial bébé de la marque C*dum ou C*rinne de F*rme, et en grandissant des D*p « qui ne piquent pas les yeux » etc…

Durant ces 5 dernières années j’ai utilisé la plupart du temps des shampooings Ultra D*ux de chez G*rnier. J’ai toujours évité les shampooings de marques distributeurs pensant qu’ils avaient une très mauvaise composition.

Et puis un jour, en panne de mon shampooing habituel j’ai dû utiliser un shampooing Cora : surprise, le résultat était exactement le même qu’avec mon Ultra D*ux. J’ai commencé à me poser des questions à ce moment-là.

Je n’ai jamais eu de souci particulier avec ma crinière: pas spécialement de pellicules ni de cheveux gras rapidement. J’ai donc toujours lavé mes cheveux 2 fois par semaine, c’est-à-dire à partir du moment où ils commençaient à avoir un léger aspect gras aux racines. Par contre, ayant les cheveux longs que je ne coupais pas plus souvent que 2 ou 3 fois par an, je trouvais mes longueurs ternes et sèches. De plus mes cheveux du dessous étaient extrêmement rêches et crépus (alors que mes cheveux du dessus étaient lisses).

J’ai tout essayé en matière de shampooings et soins capillaires pour résoudre ce « souci »; des gammes cheveux gras aux gammes cheveux afro, afin de trouver ce qui pouvait me convenir le mieux. Rebelote: peu importe le shampooing le résultat était toujours le même. De quoi douter des 1001 vertus vantées par toutes les pubs.

Finalement je me suis tournée sur les conseils de ma coiffeuse vers un shampooing et un masque l’Oré*l qui m’ont coûté la peau des fesses (du moins pour mon budget étudiant). Alors aux premiers lavages j’étais ravie, mes cheveux ressortaient brillants et doux sur les longueurs. Malheureusement à la fin de la bouteille ce miracle n’était déjà plus qu’un lointain souvenir et mes cheveux avaient retrouvé leur aspect sec et terne d’origine.

Bref, j’en suis arrivée à un stade où tous les produits, quel que soient leur prix et leurs vertus, ne donnaient aucun résultat satisfaisant sur ma tignasse.

J’ai donc commencé à faire mes petites recherches. C’est grâce à l’Internet que j’ai rapidement pu découvrir la « tendance du no-poo » comme on l’appelle (même si personnellement je ne vois pas cela comme une tendance, c’est plutôt une prise de conscience qui commence à se développer et c’est tant mieux !).

Pour résumer, voilà ce que j’ai pu constater au début:

Les avantages du no-poo sont :

  • un gain de temps car il est avant tout important d’apprendre à espacer ses lavages
  • un gain d’argent car les ingrédients sont la plupart du temps peu coûteux et de toutes façons les quantités utilisées sont moindres puisque le lavage est moins fréquent
  • moins de pollution et de déchets: on n’utilise plus de bouteilles en plastique (certaines poudres se vendent en vrac, le shampooing solide ne nécessite pas d’emballage, la plupart des ingrédients sont biodégradables)
  • l’utilisation de produits polyvalents: si on essaye un no-poo qui ne convient pas à nos cheveux, on peut en utiliser les ingrédients pour autre chose: les soins du visages, le corps etc.
  • les ingrédients de lavage sont beaucoup moins agressifs pour les cheveux, ce qui permet à ceux-ci de retrouver leur cycle normal de régulation de sébum. C’est donc une solution très intéressante pour les cheveux qui ont tendance à régresser vite.

En me documentant pendant un certain temps j’ai aussi pu récapituler les témoignages de nombreux/ses adeptes:

  • souvent les no-pooeuses rencontrent pas mal de ratés avant de trouver le no-poo et la routine qui leur correspond
  • il faut un temps d’adaptation aux cheveux et s’armer de patience pour réussir à espacer les lavages
  • le résultat quand on a trouvé ce qui nous convient est ultra satisfaisant et les cheveux sont beaucoup plus sains et beaux qu’auparavant.
  • la preuve est que la quasi-totalité des no-pooeuses qui ont trouvé leur routine ne reviennent jamais aux shampooings commerciaux. Celles qui abandonnent sont celles qui ont été mal renseignées ou qu’il n’ont pas eu la patience de continuer à chercher.

2. Les premiers pas

J’ai éclairci mes derniers doutes en discutant sur des forums dédiés et je me suis inscrite au groupe Communauté No Poo (Fr) sur Facebook, qui je le répète est une mine d’informations.

Comme je pratiquais déjà le layering sur le visage, à l’aide de produits naturels, j’ai vite adhéré à l’idée d’appliquer sur mes cheveux des produits naturels également. Et puis qui ne tente rien n’a rien ! Si le résultat peut être meilleur ou même identique aux shampooings du commerce, pourquoi prendre le risque d’utiliser des ingrédients chimiques, dont on ne connaît pas vraiment les dangers pour la santé ?

J’ai donc fait le choix du 100% naturel. Quitte à essayer, autant le faire à fond ! Je me suis dit que je pourrais toujours revenir à des alternatives plus classiques telles que le shampooing solide ou le shampooing bio si jamais je n’étais pas satisfaite. J’aurais pu commencer par ces solutions mais elles ne correspondent pas à l’éthique que je me suis donnée, car mêmes si elles sont moins agressives elles contiennent toujours des tensioactifs bien que très doux.

Ce passage au 100% naturel est un choix radical certes, souvent critiqué mais il ne concerne que moi. Pourquoi blâmer les personnes qui refusent le chimique pour leur corps alors que la dictature du shampooing n’est apparue qu’il y a à peine 50 ans ? Comment faisaient les humains pour se laver les cheveux avant le 21ème siècle ? Et bien je vous le donne dans le mille: ils utilisaient des produits naturels.

L’impératrice Sissi a utilisé toute sa vie des oeufs pour laver ses kilomètres de cheveux. Les indiennes utilisent depuis toujours des plantes ayurvédiques comme le sidr; et l’argile est reconnue de façon universelle pour ses propriétés lavantes.

3. Les découvertes et les ratés

Malgré ce qui est recommandé en général je n’ai pas commencé par espacer les lavages avant de troquer mon shampooing; j’avais trop hâte de commencer l’expérience. De plus, j’avais déjà un espacement suffisant selon moi à raison de 2 fois par semaine. Il m’a semblé qu’il me serait facile par la suite d’arriver à 1 lavage par semaine.

Mars 2015: Je commence par tester la poudre de sidr, reconnue pour son pouvoir lavant et ses multiples propriétés pour les cheveux. Je choisis cette poudre car mes cheveux ne sont pas spécialement gras. Pour autant je ne suis pas satisfaite du résultat car mes cheveux ressortent encore un peu sales du lavage. Je réitère l’expérience en modifiant le temps de pose et en supprimant le rinçage au vinaigre de cidre mais le résultat n’est pas différent les fois suivantes.

Fin mars 2015: J’essaye donc ensuite la méthode la plus connues et celle qui est proposée par à peu près tous les articles parlant du no-poo: le bicarbonate de soude. Le résultat est encore plus décevant car mes cheveux en sortent tout poisseux. Je retente la fois suivante sans meilleur résultat.

Avril 2015: Je choisis finalement une argile car les deux solutions précédentes ne sont visiblement pas suffisantes pour nettoyer efficacement mes cheveux. Je me tourne vers le rhassoul puisqu’il peut être utilisé pour le visage et pour le corps, usages que j’envisage si jamais le résultat n’est pas concluant.

Eh bien le rhassoul est une réussite pour moi ! D’ailleurs si vous souhaitez connaître la façon dont je l’utilise j’en parle ici.

Malheureusement, puisqu’il s’agit d’une argile, il est préférable de ne pas l’utiliser trop souvent (1x tous les 10 jours maximum) car cela peut assécher. C’est justement ce que je veux éviter. Il m’a donc fallu chercher un deuxième no-poo pour alterner avec le rhassoul.

Le fait d’alterner est d’autant plus important que cela permet d’éviter aux cheveux de s’habituer à un « produit ».

Avril 2015: J’essaye donc le shampoeuf dont on vante les mille bienfaits. Je suis les conseils selon lesquels il faut séparer le blanc que l’on applique aux racines et le jaune aux pointes. Le résultat est très mauvais encore une fois.

Mai 2015: Je me tourne vers le shikakai qui est une autre plante ayurvédique comme le sidr. Elle a un pouvoir légèrement fonçant pour les cheveux si elle est utilisée très souvent, ce qui n’était pas le but pour moi. Le résultat après son utilisation est assez convenable pour moi, mais pas autant qu’avec le rhassoul qui me donne du volume et du brillant.

Jusqu’en août j’utilise donc en alternance le rhassoul et le shikakai.

Concernant l’espacement des lavages, j’ai dès le début forcé mes cheveux à s’habituer à un lavage par semaine. Mais comme mes cheveux recommencent à graisser au bout de 4 jours, je fais un shampooing sec au 4e jour pour tenir jusqu’au 6e jour, puis j’attache mes cheveux le 7e jour.

Jusqu’en juillet j’ai utilisé des shampooings secs Batiste (qui au passage sont vegans et non testés sur les animaux), puis j’ai fait mon propre mélange à base de maizena et d’argile jaune, dont je vous donnerai la recette bientôt.

Septembre 2015: Je décide de réessayer le shampoeuf en l’améliorant, et là c’est la totale réussite ! Mes cheveux sont aussi beaux qu’avec le rhassoul ! D’ailleurs je compte vous faire un article spécialement dédié à cette recette qui a été une révélation pour moi.

4. Et aujourd’hui…?

Comme vous pouvez le constater, passer au no-poo ne se fait pas du jour au lendemain. Il faut s’armer de patience et apprendre à repérer ce dont ont besoin nos cheveux.

De plus, chaque personne a des cheveux différents et donc ce qui convient à certains ne plaira pas à d’autres, et inversement.

Le no-poo est donc une sorte de routine personnalisée et personnalisable en fonction des besoins permanents mais aussi passagers des cheveux: selon les saisons les cheveux peuvent avoir un aspect différent.

Pour ma part j’ai trouvé la routine qui me correspond, même si parfois je dois encore faire face à des petits ratés (il m’arrive d’oublier une petite partie du crâne en étalant mon rhassoul, ou d’oublier de baisser la température de l’eau pour rincer mon shampoeuf).

La qualité de mes cheveux s’est beaucoup améliorée, il graissent moins vite (j’ai gagné 2 jours, soit 6 jours au total) ce qui fait que je n’ai que rarement recours au shampooing sec.

Mes cheveux sont plus beaux et plus épais: en témoignent les nombreux bébés cheveux qui poussent sur le dessus de ma tête depuis plusieurs mois. Rien que cet élément m’a fait prendre conscience davantage de l’impact des shampooings commerciaux sur nos cheveux, qui est visiblement inquiétant !

J’ai aussi appris à accepter mes cheveux s’ils ne prennent pas la forme exacte que je veux leur donner par exemple. Je n’utilise le lisseur que de manière exceptionnelle et le sèche-cheveux en cas d’extrême nécessité sur position froid.

J’ai aussi fait quelques essais de water only, sans succès.

Autre point très positif, mes cheveux qui étaient crépus en dessous ont retrouvé la même texture que ceux du dessus ! Je ne sais pas combien de temps ça a pris car je m’en suis rendue compte le mois dernier, soit 6 mois après mon tout dernier shampooing commercial. Et ça, sans avoir recours à aucun masque cracra !

5.Mes objectifs pour la suite

Mon chemin vers une routine la plus simple, naturelle et éthique possible pour prendre soin de mes cheveux est loin d’être terminé. Voilà ce que j’aimerai encore améliorer:

  • Réussir le water only, ce qui serait une véritable victoire vu les résultats que j’obtiens pour le moment. Le water only est pour moi l’équivalent du shampooing sec, cela me permettrait d’espacer encore mes lavages.
  • En dehors des water only, j’aimerais réussir à espacer mes lavages encore un peu, ce qui viendra progressivement
  • Utiliser uniquement des produits zéro déchet et zéro pollution car les poudres sont acheminées depuis des pays distants géographiquement de la France (Inde par exemple) et les argiles sont des ressources naturelles épuisables. J’aimerais donc utiliser seulement les oeufs de mes poules, ou des aliments trouvables à proximité de chez moi comme la farine de pois chiches par exemple, pour diminuer l’empreinte carbone.

Voilà, vous savez tout sur mon expérience no-pooesque ! Il manque peut-être encore quelques précisions qui m’échappent, si vous avez des questions supplémentaires je serai ravie d’y répondre. Je vous écrirai prochainement un article pour vous donner précisément ma routine cheveux.

Pratiquez-vous le no-poo ? Si oui, quelles ont été vos réussites et vos échecs ? Si non, songez-vous à tenter l’expérience ? N’hésitez pas à me faire part de vos impressions et avis !

A très vite mes petites paillettes !

P.S: voici quelques liens qui vous seront utiles si vous souhaitez vous renseigner davantage sur le no-poo, ses avantages etc.:

♥ Le no-poo: kézaco ?
Communauté No Poo (Fr) – Groupe Facebook
Lavage et soin sans produit chimique (from shampoo to no poo) – Forum
No poo: toutes les réponses à vos questions – Blog d’Antigone XXI

Publicités

5 réflexions sur “Pourquoi j’ai choisi le no-poo

  1. Salut 🙂
    C’est la première fois que je viens voir ton blog, et il m’intéresse bcp!
    Je me suis récemment intéressée aux cosmétiques naturels pour pratiquement les mêmes raisons que toi! impossible de trouver un produit pour mes cheveux qui me convienne!
    A savoir que j’ai les cheveux mixtes (gras aux racines et les pointes sèches), j’ai essayé le Rhassoul il y a une semaine et mes pointes étaient rêches et mal lavées, je n’en avais mis que sur mes racines! Est ce que je peux utiliser un shampoing bio sur les pointes pour les laver ou mettre du rhassoul? mettre un masque homemade? En ce qui concernent mes racines, au top, pas de cheveux gras dès le lendemain, du volume, et de la brillance!

    J'aime

    1. Bonjour Laura !
      Tout d’abord merci pour ta réaction.
      Si tu as les cheveux mixtes, ta nature de cheveux devrait changer d’ici quelque temps car ce type de cheveux témoigne de l’agressivité des shampooings du commerce.
      Si le rhassoul a bien lavé tes racines alors c’est un no-poo qui te convient. Pour tes pointes je te conseille d’appliquer un masque avant-shampooing pour pallier à l’aspect rèche: essaye avec de l’huile (coco, olive, une cuillère àcafé environ) et la fois suivante avec un ingrédient hydratant (yaourt, miel) pour voir si tes cheveux ont besoin de nutrition ou d’hydratation.
      Ensuite tu peux faire ton rhassoul normalement et l’appliquer également sur tes pointes pour laver ton masque. Ainsi elles devraient être bien lavées également.
      N’hésite pas à revenir faire part de ton expérience !

      J'aime

      1. Coucou 🙂

        Je pensais faire mon propre shampoing prochainement mais en fait je vais plutôt essaier des poudres je penses car mes cheveux graisses tellement vite que j’arrive à les garder propres qu’un seul jour 😦
        Ils ne sont pas franchement doux et c’est une perde de temps et un gaspillage d’eau considérable 😵
        Il est temps que sa change 🙂
        Alors pour cheveux gras si j’ai bien compris il vaut mieux que j’essaie les argiles peut-être ?
        Tu utilise que des ingrédients bio toi, genre poudre bio, argile bio ou pas nécessairement ?

        Merci pour tes lumières 🙂

        J'aime

      2. Bonjour Sandra,
        Le shampooing liquide c’est bien aussi,pour ma part j’ai ma base lavante dont tu peux retrouver la recette sur le blog. Mais pour ma part elle me sert surtout pour me depanner quand je ne peux pas préparer mes poudres.
        Si tes cheveux sont gras, en effet le mieux me semble l’argile qui a pour action d’adsorber le trop plein de sébum en douceur.
        Je te conseille l’argile verte ou le rhassoul pour commencer, en sachant qu’une argile bio n’existe pas car il n’y a pas de culture d’argile, c’est une substance que l’on récupère telle quelle dans la nature.
        Par la suite il sera peut être intéressant pour toi d’ajouter à ton shamp aux poudres des huiles essentielles pour traiter ton cuir chevelu gras. Mais commence par une recette simple: une argile et un hydratant.
        Bon courage!

        J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s